Là où nous pouvons enfin être

Manifeste

Il existe en chacun des territoires qui ne sont jamais visités. Des parts de soi qu’on a appris à taire. Des désirs qu’on n’a pas même la permission de regarder. Une intensité retenue depuis trop longtemps, qu’on prend pour de la sagesse alors qu’elle n’est que de la peur.

Maison de Lacourt est faite pour ces territoires-là.

Ici, on prend au sérieux ce que la plupart des lieux écartent. L’autorité, le désir, le pouvoir consenti, le cadre, la confiance — ces réalités que l’on traite ailleurs comme des accessoires de l’existence, alors qu’elles en sont le centre.

Ici, le jugement n’a pas droit de cité. Ce que la société condamne, ce que les proches ignorent, ce que la conscience reproche, s’efface au seuil. Chacun est reçu tel qu’il est, ou tel qu’il rêve d’être.

Ici, on prend le temps. La lenteur est une exigence, pas un confort. Rien ne se précipite, parce que rien de ce qui mérite d’être traversé ne supporte la vitesse.

Ici, on accompagne consciemment. Personne n’est laissé seul à la porte de ce qu’il a à traverser. Chaque parole, chaque geste, chaque silence est tenu — non par discipline, mais par la qualité d’une présence pleinement engagée.

Maison de Lacourt n’est pas un lieu de loisirs. Ce n’est pas un lieu de soin au sens où on l’entend habituellement.

Un lieu où l’on peut enfin être.

Béatrix de Lacourt 
Bruxelles, depuis 2026.

Scroll to Top